2015-08-28

The LaFontaine House - the essential witness to our memory - slated to become condos for some people. Is this the best we can do ?

(English version below)



La Maison LaFontaine - Témoin Essentiel à Notre Mémoire
destinée à devenir des condominiums pour le monde.
Est-ce le mieux que l’on puisse accomplir ?                                                   

Par Michael Fish

Il y a trente ans, les Montréalais de toutes allégeances, enfin convaincus par les éditorialistes des grands médias, ont accepté à l'unanimité, l'achat public de La Maison LaFontaine, avenue Overdale, afin qu'elle devienne monument historique fédéral.   Les années ont passé.   Des activistes sont décédés; d’autres ont perdu leur sentiment d’urgence.   Les propriétaires-spéculateurs de La Maison LaFontaine ont ruiné la Maison ainsi que son site immédiat.   Une administration municipale récente a récompensé le tout en augmentant la taille autorisée des bâtiments sur l’îlot, soit près du maximum autorisé ailleurs dans la ville.    Malgré que l’on ne puisse pas démolir la Maison, on peut la réhabiliter comme condo à vendre. 

Les autorités de Montréal ou de Québec devraient agir rapidement.    En cas contraire, les générations futures risquent de rater la dernière chance qu’elles ont d'acquérir cette Maison pour un usage public.     Cet article exhorte donc les activistes, nouveaux et anciens, à se concerter dans un ultime effort pour persuader la Ville de Montréal, son Maire et le Conseil d’agir, comme ils en ont l’obligation morale.

Depuis le milieu des années 1980, nombreux sont ceux qui espéraient que la Maison devienne un monument muséal.     Celui-ci aurait commémoré, à tout le moins, deux de nos plus importants chefs politiques, de même que deux événements cruciaux qui ont eu lieu pendant les années de turbulence, entre la rébellion de 1837-38 et la Confédération de 1867.

Le caractère distinctif de notre Canada se trace principalement à travers deux hommes exceptionnels: Louis-Hippolyte LaFontaine et Robert Baldwin.    Leur grande amitié a permis un soutien mutuel et une générosité réciproque extraordinaire.    Nous leur devons autant le succès de notre démocratie prospère, que notre nation compatissante et de partage qui font l'envie du monde entier.

En 1848, quelque cinquante états dans le monde ont respectivement renversé leur régime despotique ou colonial    Tout comme ces derniers, le Canada aurait pu voir son premier gouvernement responsable renversé par la force.     Ce qui ne fut pas le cas.    

Deux événements cruciaux ont empêché ce renversement :

Un premier : En 1848, après une campagne soutenue, conduite et incarnée personnellement par LaFontaine, l’Angleterre a modifié l'Acte d'Union des Canadas, afin qu'une fois de plus, le Français,  langue maternelle de la majorité du Canada-Est, devienne l’une des langues officielles du Canada.   (Voir Note 1)

Un deuxième : En 1849, la Loi sur l’indemnisation des pertes survenues lors des rébellions dans le Bas-Canada a été adoptée.    L’adoption de cette Loi a résolu dix ans de dispute portant sur les dommages matériels encourus par les résidents du Bas-Canada lors de la rébellion.   Une loi semblable avait déjà été adoptée dans le Haut-Canada, laquelle compensait tous les détenteurs de biens endommagés.    Mais ces bénéficiaires étaient tous Anglophones.    Un traitement inégal pour les Canadiens-Français aurait ravivé de l’agitation civile et engendré le retour d’un contrôle militaire.

À Montréal, les hommes d'affaires irlandais et protestant-anglais se sont opposés à cette Loi, argumentant, même après dix ans alors que la plupart des objectifs des rebelles avait force de loi, qu’aucun déloyal (presque tous des Francophones) ne méritait de paiement en  compensation de ses dommages matériels.    Offusqués, ils se sont ameutés, brûlant le Parlement le 25 avril 1849, soit le même jour où Lord Elgin, devenu depuis un an gouverneur- général, avait signé la Loi.    Dans les jours et les mois suivants, des foules armées ont attaqué par deux fois la Maison de LaFontaine, ainsi que Lord Elgin, personnellement.

Avec toute sa législation, ce jeune Canada a fait ce que très peu d’états n’ont jamais osé faire; et que la plupart d’entre eux ne font toujours pas, encore aujourd'hui.    LaFontaine, Baldwin et d’autres réformistes ont conçu une démocratie ne reposant pas sur un peuple, une langue, une religion ou une classe, ou quelle qu’autre idée centrale.     Notre démocratie est plutôt basée, pour paraphraser John Ralston Saul, sur de nombreux programmes économiques, sociaux, politiques et administratifs, délibérément conçus pour réduire les écarts entre les races, les classes, les religions et les groupes linguistiques.    En bref, notre pays se fonde sur le respect de la diversité.    À sa manière, la Maison (Baldwin)-LaFontaine raconte, cette histoire unique.

La Préservation de la paix, ainsi qu’un gouvernement responsable au Canada ne tiennent parfois qu’à un fil. 

Notre progrès aurait pu se contredire à de multiples reprises.     Si le sort du pays est déjà demeuré en suspens, l’espace d’une heure ou même de quelques minutes, c'était peu après midi, le lundi 30 avril 1849, soit quelques jours seulement après l’incendie du Parlement.    Ce fut quand Elgin s’approcha du Château Ramezay pour recevoir une pétition parlementaire de remerciement pour son approbation de la législation récente.   Alors qu’il circulait à travers une foule anglaise, il a été freiné par un petit groupe de soldats positionnés à l'entrée de la Place Jacques-Cartier.    Sali par la boue et les légumes dont il était la cible,  Elgin s’en est sorti sain et sauf.     Observant calmement la scène depuis le jardin du Château, se trouvaient les deux amis, Baldwin et LaFontaine.    La question qui se posait était de savoir s’ils ordonneraient aux soldats de tirer sur la foule, pour la disperser.

De leur décision, dépendait notre futur.     Les minutes passèrent, puis une demi-heure.    Ils ont tenu ferme.    Aucun ordre n’a été donné.     En n’attaquant pas la foule, ils ont évité un moment déterminant terrible:  tuer des citoyens, ou pire, un gouverneur-général.    N’importe-quoi aurait pu s’ensuivre.     Puisqu’il ne s’est rien passé, le pays a ainsi évité un incident qui aurait pu changer, pendant longtemps, le cours de notre histoire,  et pour le pire.

La maison encapsule les souvenirs de la vie légendaire publique couvrant presque quarante ans de la vie de Lafontaine, vie menée en dehors de ses fonctions de ministre.    Elle parle aussi de six gouverneurs-généraux du pays,  tout au cours de la vie de LaFontaine.    Aucun autre site dans le pays ne peut témoigner aussi justement de ces gens, de ces événements et de cette époque.    La Maison contiendra difficilement tous les documents et artefacts qui contribueraient à notre sensibilisation à cette histoire.   Quels que soient les événements de l’époque, ils justifient l'achat et l'utilisation de cette Maison par le domaine public.

LaFontaine et la Langue Française

L’association de LaFontaine au retour des droits de la langue Française au Canada est d’une importance mondiale.     Elle en est ainsi, surtout pour la Francophonie.    Mais, elle l’est aussi en ce qui à trait aux droits des langues minoritaires, partout dans le monde.    Ainsi, l’ajout d’un musée sur la langue française complèterait tout développement d'un monument rattaché à la Maison, ou près de cette dernière.    Ce musée pourrait ainsi se situer dans un espace adjacent  de l’îlot, dans l'un des nouveaux bâtiments sur le site, ou dans l'un des multiples bâtiments anciens situés à proximité, actuellement menacés de démolition, lesquels, à de nombreux égards, supplient d’eux-mêmes leur conservation.  

C'est l'espoir du soussigné et d’autres qu'un mouvement adopte ce programme et qu’activistes et gens influents convainquent le Maire de Montréal et le Conseil de Ville d’agir.    Le peu de temps qui nous reste est précieux.

Note 1.   L’élection de 1848 a été significative.    En plus d’accepter que le partenariat LaFontaine-Baldwin ait remporté une majorité à l’Assemblée, Lord Elgin a accepté le fait que LaFontaine soit le premier Premier-Ministre de la Province du Canada.   À l’exemple de ses prédécesseurs, Lord Elgin aurait pu refuser de reconnaître l’un et l’autre.

Note 2.   L’auteur remercie messieurs Joseph Graham et John Fretz pour leur contribution à l’écriture de cet article.  Il remercie également mesdames Daphné Beaudoin-Pilon et Gisèle Hamelin pour sa traduction.

Réf. John Saul, Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert Baldwin, Les Éditions du Boréal, 2011
        John Saul, Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert Baldwin, Penguin Canada, 2011
        Joseph Graham, le Parlement en flammes dans le Magazine de l'histoire du Canada
                                       février-mars, 2011

Michael  Fish peut être rejoint à  hamelinfish@sympatico.ca
association Baldwin LaFontaine peut être rejoint  à
ass.ba.la@bell.net                      -30-

Pour communiquer par téléphone avec Michael Fish :  450-679-4277

Quelques faits : La Maison étant dans un état de ruine, elle ne peut raisonnablement commander
le prix qui s'appliquerait à sa part proportionnelle de la superficie totale de l'îlot urbain qu’elle occupe.     Sa valeur réelle et logique est davantage calculée sur le ratio de la nouvelle surface de plancher créée pour la maison, par rapport à la superficie totale de plancher en cours de construction dans l'ensemble du site : une somme substantielle, mais facilement abordable.    La Maison ne doit pas être sur son propre terrain numéroté, subdivisé du terrain sur lequel les grands édifices avoisinants sont implantés. 

Il appert que le gouvernement fédéral ne puisse constitutionnellement acheter une propriété privée, dans le but de créer un monument.   Toutefois, tous les gouvernements fédéraux qui se
sont succédés au cours des trente dernières années ont promis que, dans l’éventualité qu’une collectivité locale ou qu’un gouvernement provincial soit propriétaire d'un tel bâtiment, ils
peuvent et seraient prêts à nommer et acheter telle propriété, afin de la développer comme monument-musée.   Il s'agit, à tout le moins, d’une position écrite.

Les problèmes particuliers d’une administration municipale récente a certainement affecté leur capacité (ou leur volonté) d’envisager l'achat de la Maison de Louis-Hippolyte LaFontaine.    L'administration actuelle peut facilement et sérieusement envisager la question.

La communauté de conservation de la Ville de Montréal n'a pas manifesté sa volonté, ou
possédé les moyens de mener cette affaire, sauf à quelques reprises.    Cela vaut également pour
les commissions sur le patrimoine employées par la Ville.     Il est devenu impératif, sinon essentiel qu’un nouveau groupe (OSBL) voit le jour pour insister sur ces objectifs de conservation et de mise en valeur.   Tel groupe est l’Association Baldwin Lafontaine (OSBL) nouvellement formée. 

L’architecture ultime pour la restauration de la Maison ne peut être décidée par la Ville, ni par les développeurs actuels, ni par leurs architectes.    Pour le moment, ces architectes ont exprimé leur intention de modifier le dernier étage de ce bâtiment pour qu’il retrouve la forme qu’ils supposent être celle des années pendant lesquelles LaFontaine y vécut.   La décision de modifier quelque bâtiment historique monumental existant que ce soit, selon de multiples conventions internationales (de l’ICOMOS) appliquant, doit être précédée d’une consultation d’un cercle le plus large possible, formé d’experts de nombreuses disciplines, et ceci, à l’ensemble du pays.   Les gens de Parcs Canada sont un choix logique pour tenir de telles  consultations publiques sur le sujet.    
Ils ont piloté de nombreux dossiers de telle importance et de telle nature, par ailleurs des projets réussis au fil des ans, et ceci, d’un océan à l’autre.   Pour cette raison, les développeurs du site seraient mieux avisés (et on leur demande humblement) de ne pas effectuer de travaux sur la Maison, jusqu'à ce que la vocation finale de la propriété et son utilisation grand public soient finalement décidées.   Dans ce pays, l'importance majeure de ce bâtiment historique, depuis sa construction et à ce jour, le place au sommet des monuments potentiellement d'intérêt mondial.

Michael Fish s’est retiré de la pratique privée d’architecture, en 1994.    Il a été longtemps actif
dans la conservation.     Il a été membre d’ICOMOS Canada (section Francophone) durant quinze
ans et son vice-président pendant dix ans.    Il a été récipiendaire de plusieurs prix pour ses
activités de conservation au Canada.

Les résidences permanentes de l'ensemble des premiers-ministres du Canada ayant occupé le
poste pendant un certain temps, si toujours existantes, ont toutes été achetées et restaurées
par le pays.  Elles sont utilisées comme maisons-musées. Il en va de même pour les Pères de la Confédération.    La simple pensée que cette résidence ne devienne un superbe maison-musée célébrant la période dont Louis-Hippolyte LaFontaine est le principal témoin, est inconcevable.

"Les contenus de l'Acte d'Union ont été rejetés par la quasi-totalité de la population dans les deux Canadas.  Ce qui s’explique par le fait que les dispositions principales de l'Acte d'Union étaient : la mise en place d'un Parlement unique avec une représentation égale de chaque section constitutive (malgré  l’inégalité des populations), la consolidation de la dette, une liste civile permanente, le bannissement du  Français, comme langue d’usage du gouvernement, et la sus-pension des institutions Canadiennes-Françaises, spécifiquement en matière d’éducation et de droit civil. »   (Paraphrase) Voir http://historyofcanada.wikispaces.com/Act+of+Union+1840-41

Les noms des gouverneurs coloniaux des Canadas entre 1837 et 1867 étaient : Lord Durham, Lord Sydenham, Sir Charles Bagot, Sir Charles Metcalfe, Lord Cathcart, le comte d'Elgin et de Kincardine, Sir Edmond Walker Head et le Vicomte Monck.    Elgin était le gendre de Durham. Tous ces
hommes ont joué des rôles importants dans l'évolution de ce qu’allait devenir le gouvernement responsable et ses actes.  

Pour un article animé sur la période 1838 à 1848, le journaliste-historien Joseph Graham est
l’auteur de l’article : 
Parliament in Flames, in Canada’s History Magazine, February-March, 2011  



Vue isométrique à laquelle la Maison LaFontaine pourrait avoir ressemblé, ainsi qu'un dessin montrant la façade de cette dernière, telle qu’elle apparaît actuellement.   L’esthétique d’un monument restauré n’a pas la même valeur que la démonstration de son évolution dans l’histoire.    La Maison est dotée d’une histoire riche, même après que LaFontaine l’eut quittée.   Cette histoire doit être respectée dans la programmation et la conception de toute restauration la concernant.      À consulter: les conventions d’ICOMOS sur la conservation des monuments.
La Maison LaFontaine dans sa rangée résidentielle
sur l’avenue Overdale, en 1987. 
  La Maison LaFontaine dans sa rangée résidentielle
sur l’avenue Overdale, en 1987. 

Vue de la devanture de la Maison LaFontaine vers 2002.               
Gazette Photo                        


La Maison LaFontaine 2015-09-01                               
Gazette Photo



Version Française c-haut

The LaFontaine House - the Essential Witness to our Canadian Memory
slated to become condos for some people.  
Is this the best we can do ?                                                                                 By Michael Fish


Thirty years ago, Montrealers of every persuasion - finally led by media editorialists - overwhel-
mingly endorsed that Overdale Avenue’s LaFontaine House would become a Federal Historic Monument:   Its speculator-owners then ruined the building and its surroundings.   Years went by, activists died, urgency was lost.    A recent city administration rewarded this misbehavior by increasing the permitted size of buildings on the block to almost the maximum allowed anywhere.   Though the House was denied demolition, it is now allowed to be rehabilitated as condos for sale.    


Montreal or Quebec’s authorities should act quickly.   If not, a last chance to acquire this House for public use will be lost for generations.   This article urges activists, new and former, to reorganize a
last effort to persuade the City, it’s Mayor and council to do their duty.  


Since the mid-1980’s, many of us hoped the building would become a museum monument: commemorating at least two of our most important political leaders; and to at least two crucial
events during the years between the Rebellion of 1837-38 and Confederation in 1867.  


The character of our Canada traces primarily from two exceptional men: Louis-Hippolyte LaFontaine and Robert Baldwin.    Their long close friendship enabled extraordinary reciprocal generosity and support.   We owe them our successful, prosperous democracy, and our sharing-caring nation, the
envy of the world.  


In 1848, some fifty states in the world overthrew despotic or colonial regimes.    Canada, as
happened with almost all the others, could have had its first self-government reversed by force.


Two crucial events would prevent this reversal :  
One:  In 1848, after a dramatic sustained campaign led and personalized by LaFontaine, England amended the Act of Union so that once again, French, the mother-tongue of the majority in Lower Canada, would be an official language in Canada.  (See Note 1)  
Two:  The Rebellion Losses Bill of 1849 was adopted.   This Law settled ten years of argument over blame for damage to private property in Lower Canada during the rebellion.    A bill compensating
all damaged property holders in Upper Canada had already been passed.   But its beneficiaries
were all English.   Failure to do the same for Lower Canadians would have re-started civil unrest
and a return to colonial military control.  
Irish and English Protestant businessmen of Montreal opposed this Law, insisting, even after ten
years, when most rebellion aims had become law, that no disloyal person, almost all Francophones, deserved payment for property damage.   They rioted, burning Parliament on April 25th 1849, the
very day that Lord Elgin who had arrived as Governor-General in 1847, signed the law.   In following months, armed mobs twice attacked both LaFontaine’s home, and the person of Elgin.   


This early Canada, with its legislation, did what few other states ever tried to do, that most fail to
do even today.   LaFontaine, Baldwin and the reformers conceived a democracy not based on a folk,
a language, a religion, or a class, or in fact, on any central idea.   Our democracy is based, para-phra-
sing John Ralston Saul, by numerous economic, social, political and administrative programs, all conceived to reduce space between races, classes, religions and language  groups.   In short, our country would be based on Respect for Diversity.    LaFontaine’s House tells this unique story.
Preservation of peace and responsible government in Canada, sometimes hung by a thread. 
Our evolution could have been reversed on several occasions. But if, within a single hour, or even
a few minutes, the fate of the country hung in the balance, it was soon after noon on Monday,
the 30th of April, 1849, only a few days after Parliament was burned.  This was when Elgin neared
the Chateau de Ramezay to receive a parliamentary petition of thanks for his assent to the recent legislation.   He had run through an English mob held back by a small group of soldiers stationed
at the entrance to Place Jacques-Cartier.   Dirtied by mud and vegetables, Elgin was unharmed.   Watching from the garden of the Chateau, stood the two friends, alone, Baldwin and LaFontaine.   Would they order the soldiers to fire at the mob to disperse it ?   

On their decision, would hang all our futures.   The minutes passed, then a half hour.   They held fast.   By not attacking this mob, they avoided a terrible defining moment: killed citizens, or worse, a killed Governor-General.   Anything might have happened.  That nothing did, the country avoided an
incident that would have adversely changed our history.
The house carries all the memories of the legendary life Lafontaine lived apart from when he was
Prime Minister.   It also speaks of the six Colonial Figures who governed the country during the time that Lafontaine lived there.   No other site in the country witnesses these people, these events and these times.   The mansion will be hard pressed to contain the material that people would profit by seeing.   Any part of this history would justify the purchase and the use of this house for the public.    
French Language Rights
LaFontaine’s association with the return of the rights of the French language in Canada has world-
wide importance.   This is so, especially for the Francophonie.   But it speaks also for the rights of minority languages everywhere.    A museum on the French Language would complement any development of a monument attached to or close by the Mansion.   This museum function could be situated in adjacent space, in one of the new buildings on the block, or in one of several old buildings nearby, threatened with demolition, that beg for conservation for many reasons.     
It is the hope of this writer and others that a movement by conservationists and opinion leaders will adopt this program and persuade the Mayor and the council to act.    There is still some time.
Note 1.  1848’s election was significant.   Lord Elgin accepted both that the LaFontaine/Baldwin partnership won a majority in the Assembly, and that LaFontaine would be the first Prime-Minister
of the Province of Canada.   Like his predecessors did, he could have refused both.     
Note 2.   The author thanks Messrs. Joseph Graham and John Fretz for their contributions to the
writing of this article.    He also thanks Mesdames Daphné Beaudoin-Pilon et Gisèle Hamelin for translation.
Ref. John Saul, Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert Baldwin, Les Éditions du Boréal, 2011
        John Saul, Louis-Hippolyte Lafontaine and Robert Baldwin, Penguin Canada, 2011
        Joseph Graham, Parliament in Flames in Canada’s History Magazine, February-March, 2011 
 M. Fish is at hamelinfish@sympatico.ca
association Baldwin LaFontaine is at ass.ba.la@bell.net                          -30-
To contact Fish :  450-679-4277
Some facts:   The property, being in a ruined state, cannot reasonably command the price that
would apply to its proportional share of the total area of the city block on which it is situated.   Its real logical value is more fairly calculated on the ratio of new floor area which will be created in
the house as a ratio to the total floor area which is being built on the whole site, a substantial sum,
but easily affordable.   The house need not be on its own numbered lot.
Apparently, the Federal Government cannot constitutionally buy private property to create monuments.   However all of the federal governments during the last thirty years have promised
that if a local authority or a provincial government is a proprietor of such a building, they can and
most likely would buy such a property.   At least this is their written position.
The unique problems of a recent City administration certainly affected their ability (or their will) to consider the purchase of the mansion.   The present administration can easily and should seriously consider the matter.
The conservation community of the city has not had the will or the means to carry this cause,
except intermittently.   This also applies to the commissions on the Heritage that are employed by
the city.    It needs a fresh group (OSBL) to press uniquely for these goals.   Such a vehicle is the
newly formed Association Baldwin LaFontaine (OSBL)
The ultimate shape of the reconstruction of the house cannot be decided either by the City, the present developers, or by their architects.   At the moment, the developers’ architects are reported
to be planning to remove the top story to restore the building to the form which they assume it had when LaFontaine lived there.  A decision to alter any monumental building, by International
Convention (There are many ICOMOS Conventions which apply) has to be a group decision made
by the widest possible circle of experts in many disciplines, and this from all over the country.    The people at Parcs Canada are the logical people to hold public consultations on such matters.   They have managed many such over the years.   Because of this, the developers of the site would
be best advised (are humbly asked) not to carry out work on the building until its ultimate use by
the public is finally decided.   The entire historical importance of this building, from the day of its construction until the present day, places it at the top of potential monuments of world interest in
our country.  
Michael Fish retired from a thirty-five year private practice of architecture in 1994.  He was a conservation activist and a member of ICOMOS Canada (Section Francophone) for fifteen years
and its’ Vice-President for ten.  He has been recognized by several awards for Conservation
activities in Canada.
The permanent homes of all of Canada’s Prime-Ministers, who held office for any length of time,
have been purchased and restored by the country.   They are used as house museums.   The same applies to Fathers of Confederation.   It is inconceivable that this mansion would not make a superb public house museum celebrating the period of which it is the principal witness.   
“The contents of the Act of Union were rejected by virtually all of the people in the Canadas.  Here is why.   The Act of Union’s main provisions were the establishment of a single parliament with equal representation from each constituent section (in spite of unequal population sizes); consolidation of debt; a permanent civil list; banishment of the French language from official government use; and suspension of specific French Canadian institutions relating to education and civil law.”  http://historyofcanada.wikispaces.com/Act+of+Union+1840-41
The names of the Colonial Governors-General of the Canadas between 1837 and 1867 were:  Lord Durham, Lord Sydenham, Sir Charles Bagot, Sir Charles Metcalfe, Lord Cathcart, the Earl of Elgin and Kincardine, Sir Edmond Walker Head and Viscount Monck.    Elgin was Durham’s son in law.  All of these men played important parts in the evolution of what became Responsible Government.
For a lively article on the period 1838 to 1848 Journalist-Historian Joseph Graham wrote an article:
Parliament in Flames, in Canada’s History Magazine, February-March, 2011  



Isometric view of what the LaFontaine House is supposed to have looked like as well as a drawing showing the front elevation of the building as it is presently.   Esthetics count for less than most
people assume when restoring monuments of great value.   The house had a rich history after LaFontaine left the house.   This history should be respected in the programming and the design
of its restorations.   See ICOMOS Conventions on conservation of monuments.
The Lafontaine house in its residential row
on Overdale Avenue 1987.

La Maison Lafontaine in its residential row
on Overdale Avenue in 1987.

Front view of the Lafontaine House about 2002
Gazette Photo

The LaFontaine House in 2015-09-01                 
Gazette Photo







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